C’est toujours difficile de décrire des impressions de voyage – et surtout de les rendre intéressantes pour ceux qui n’y étaient pas. Je n’ai qu’à penser aux interminables heures passées devant les diapositives de voyage de mes vieilles tantes pour savoir exactement quoi ne pas raconter ici. Mais savoir quoi ne pas raconter est seulement la moitié du problème…

D’ailleurs, désolé si c’est décousu, mais un post de blogue qui s’appelle « premières impressions » ça se doit d’être un minimum spontané.

Alors commençons par le commencement: Je suis arrivé en Russie, il y a quelques jours à peine, avec une idée très vague de ce à quoi m’attendre, que ce soit au niveau culturel, économique ou social. Ce que je connaissais de l’endroit était très limité.

En fait, avant le programme de Campus Abroad, ma connaissance de la Russie se limitait à;
1- Plusieurs stéréotypes douteux.
2- La couverture médiatique de Radio-Canada.
3- Une version plutôt amusante de Winnie the Pooh.
4- Rocky IV.

Bref, j’avais tout à apprendre, et deux semaines pour y arriver. La Russie est un pays immense, qui a une histoire extrêmement riche, mais qui a toujours été énigmatique aux yeux des occidentaux. J’ai certainement abordé ce voyage avec beaucoup de questions et je fais un effort constant pour faire abstraction des stéréotypes.

Première constatation: On marche beaucoup à Moscou. Et on marche vite. La foule marche vite, et il faut suivre. Conséquemment, on mange aussi beaucoup de blinis (il faut bien prendre toute cette énergie là quelquepart.)

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Un blini c’est comme un hamburger, mais Russe au lieu d’être Américain, et au lieu du pain, c’est fait avec de la pâte à crêpe, et on peut mettre à peu près n’importe quoi à l’intérieur, mais pas de boulette de viande. Bref, la Russie et l’occident, ca se ressemble quand même beaucoup.

En fait, la ville au complet semble fonctionner à un rythme effrénée. Des quartiers entiers sont en construction, il pousse des grues partout, et on ne passe pas un coin de rue sans y voir des édifices en construction. Dès les premières journées, mon œil de nord-américain a été impressionné par la dynamique qui règne dans une économie émergente.

Chacune des 194 stations est une oeuvre d’art. Dommage que la foule marche si vite; ça rend l’admiration des plafonds un peu compliquée..

On comprend vite en arrivant a Moscou que la culture y a joué (et y joue toujours) un grand rôle. Le premier grand choc, c’est bien sur le Métro. J’avais déjà vu des photos du métro de Moscou… et je savais que c’était beau. Ce que je ne savais pas, c’est que ce ne sont pas qu’une ou deux stations qui sont intéressantes ; Le métro de Moscou, c’est 194 stations sur 12 lignes. Et chaque station est une œuvre d’art. Dommage que la foule marche si vite; ça rend l’admiration des plafonds un peu compliquée.

Une autre constatation est le fait que les Russes ont une personnalité plus introvertie que les Nord-Américains. J’ai peut-être tort, mais certains indices laissent peu de place au doute; les russes sont certainement moins bavards, plus réservés, moins expressifs que les nord-américains. Les réponses donnés à nos questions d’entrevues étaient généralement très brèves, mais surtout très précises. En ce sens, les Russes ont tout ce qu’il faut pour plaire à un ingénieur (tant qu’à être dans les stéréotypes, aussi bien ne pas se gêner!)

Komsomolskaya Metro Station

Komsomolskaya Metro Station

Les personnes que nous avons rencontrées avaient l’habitude d’écouter, de considérer la question avec attention, et de réfléchir à la meilleure réponse avant de répliquer. Là d’où je viens, c’est une qualité qui commence à se faire rare.

On nous a confirmé que les soft-skills (compétences molles?), qui sont généralement les points faibles des introvertis, sont présentement le talon d’Achille des entreprises Russes; ainsi, autant les écoles de gestion que les entreprise internationales que nous avons rencontrées mettent une emphase toute spéciale sur l’importance du développement des ressources humaines, du marketing, et de la communication. J’ai bien hâte de voir, dans la suite du voyage, si les impressions et les observations que j’ai faites à Moscou tiennent aussi la route dans les autres villes de Russie.