L’artisanat


Publié par Paul Sarr 1 Commentaire »

Notre séjour au brésil nous a appris beaucoup sur la culture de ce pays. “Le génie sommeil en chacun de nous” est une phrase qui illustre très bien cet aspect de la culture brésilienne qu’est l’artisanat.
Pour en faire une brève description, les artisans sont souvent reconnaissables à leur look particuliers. Souvent ils sont très relax: vêtus très simplement, ils se promènent lentement sur les plages et dans les rues du village.
Alors qu’à première vue on les croirait paresseux ou inoccupés, une semaine seulement au brésil nous a fait réaliser que ce sont de véritables artistes.
Capables de peindre, de fabriquer des bijoux, de faire des tatouages temporaires. Ils ont des talents variés et leur fournisseur est l’environnement : des plumes, des cannettes, des perles de la plage constituent pour eux des matières premières qui leur permettent de créer leurs oeuvre.
Enfin quelques conversations avec ces artisans nous font réaliser que ce sont d’excellents vendeurs. Ils sont capables, d’un coup d’oeil de savoir si on est de la région ou pas. Ils sont en général de beaux parleurs qui savent entretenir une conversation et enin sont capables de parler plusieurs langues.
Le mot de la fin par rapport à l’artisanat local qui est bien différent de ce que j’ai pu rencontrer à montréal c’est que la Jeitinho brésilien se manifeste clairement à travers les artisans. En effet, on pourrait les qualifier de cool, de détendus ou d’extravagants, ils n’en demeurent pas moins capables de créer de meirveilleuses choses à partir de presque rien.

Catégorie(s) : Brésil, Participants 2011, Pays Mots-clé(s) :

Réflexion personnelle : Ce que je retiens du Campus Abroad Brésil


Publié par Julie Munro Pas de commentaires »

Adolescente, j’ai rapidement été attirée par le leadership, la gestion de projets et par la philanthropie. Je savais que je voulais faire mon baccalauréat à HEC Montréal lorsque j’avais environ 15 ans. À cette époque, j’avais déjà  la ferme intention d’étudier en management, ce qui est plutôt rare. Ce qui m’inspire du management, c’est l’aspect humain qui est pris en considération. Il est possible de gérer de façon positive et constructive des projets, équipes et des individus  dans le but de faire «le bien» autour de soi, et non pas seulement dans un but lucratif.

Certains me diront peut-être que c’est naïf de penser ainsi, dans un monde où le capitalisme, la surconsommation et la rentabilité sont devenus partie intégrante de notre système économique et de nos modes sociaux. À cela, j’ai envie de répondre que les théories de la gestion environnementale, de développement durable, et de responsabilité sociale des entreprises sont non seulement abordées par les écoles de gestion, mais elles sont aussi mises en pratique. Voici comment notre expérience de Campus Abroad au Brésil nous a permis de passer, en quelque semaines, de la théorie à la réalité…

En 2010, le Brésil se retrouvait au  huitième rang en tant que puissance économique mondiale, selon son produit intérieur brut (PIB). Cet indice démontre donc que la santé financière de ce pays est très bonne. Paradoxalement, son indice de développement humain (IDH) le porte au 75e rang mondial. Cet indicateur tient compte de trois différentes dimensions calculées, soit le niveau de santé des habitants de ce pays (espérance de vie), le niveau d’éducation et le niveau de vie (pouvoir d’achat) des habitants. Il existe au Brésil des inégalités sociales significatives, et l’écart entre ces deux indices le prouve tout à fait. Sur place, j’ai pu constater de mes yeux que malgré la présence de grandes entreprises et d’universités de plus en plus développées, il reste que de nombreuses infrastructures sont à améliorer pour le bien, la santé et la sécurité de la population. De surcroît, le coût de la vie est assez dispendieux comparativement au salaire minimum de 546 réais. Ce sont là des écarts que le gouvernement brésilien cherche déjà à améliorer, nous verrons au fil des années s’ils réussiront à réduire davantage ces inégalités.

Nonobstant ce fait, il va sans dire que les gestionnaires brésiliens font toutefois preuve d’innovation sociale et de créativité. Dans l’état du Céara, où nous avons séjourné, trois entreprises m’ont particulièrement touchée par leur appui aux projets de la communauté : le Sebrae, Ecofor (Marquise) et Coelce.  Toutes trois ont fait preuve de responsabilité sociale stratégique en ce qui concerne la gestion des déchets. Les gestionnaires ont été en mesure de surmonter à la fois les problèmes dus au manque de ressources et au manque d’éducation de la population face à la gestion des déchets en bâtissant des programmes d’intervention solides. Chacun à leur façon, ils ont contribué au changement de mentalités dans les communautés brésiliennes, en ciblant des leaders, en développant des plans de communication avec les communautés, en développant des partenariats stratégiques avec d’autres entreprises mais surtout, en ayant une vision de long terme. Un gestionnaire de l’entreprise Ecofor nous racontait que selon lui, les mentalités ont changé dans un horizon d’une dizaine d’années en ce qui concerne la conscientisation face à leur nouveau plan de collecte des déchets.Aujourd’hui, ces trois entreprises nous ont présenté des projets concluants, qui démontraient des résultats positifs, à la fois pour les entreprises et pour les communautés environnantes.

En ce qui concerne plus particulièrement notre plan d’affaires social, développé pour Jericoacoara, ce projet m’a très certainement inspirée. Jericoacoara est réellement un petit bijou sur terre, et la situation environnementale concernant la quantité de déchets produite devient inquiétante. J’espère sincèrement que ce projet social va créer de l’emploi et sensibiliser la communauté ainsi que les touristes à cette question. Évidemment, le projet de compostage débutera à très petite échelle, et ne permettra pas d’éliminer une quantité significative de déchets organiques au départ. Sans oublier que le jardin communautaire, possiblement de 250 mètres carrés, sera très petit et donc, la production de fruits et légumes à court terme sera petite…Mais si ce n’était que le début d’un grand mouvement? Le plan d’affaires social que nous avons écrit inspirera peut-être d’autres idées à la communauté locale par rapport à la gestion des déchets. Je crois que nous avons tous fait ce projet avec l’espoir de changer un peu les choses, dans une perspective durable pour Jericoacoara et pour ses habitants. Camus a écrit : «En vérité, le chemin importe peu, la volonté d’arriver suffit à tout»… Et nous avons  la volonté d’arriver à notre résultat final, c’est ce qui est le plus important.

 


 

Catégorie(s) : Brésil, Participants 2011 Mots-clé(s) : , , , , , ,

Réflexion sur la RSE et l’entreprise sociale


Publié par Benoit Eclache Pas de commentaires »
Je me demande toujours ce que je peux faire pour changer le monde. Peut-être est-ce l’utopie de la jeunesse, mais je pense que beaucoup de gens ont envie de faire les choses différemment et se demandent comment faire. Qui n’a pas vu un documentaire qui l’a tellement touché qu’il ou elle voulait faire quelque chose pour changer les choses, mais ne savait pas comment?
J’ai l’impression d’être un petit pion devant la grandeur des choses et des causes à changer dans ce monde. L’expérience au Brésil m’a permis de découvrir que l’on peut faire de petites choses qui peuvent avoir de grandes conséquences dans le futur et ainsi “changer le monde”. 

Le but du campus était de construire un plan d’affaire pour créer entreprise sociale de gestion des déchets dans le village de Jericoacoara. Je pense que les autres billets de ce blogue expliquent en détail les raisons derrière ce projet. Je ne m’attarderai donc pas dessus, mais je partagerai avec vous les éléments que j’ai trouvés importants lors de ce campus. Je pourrai vous faire un exposé sur les différentes formes de Responsabilité sociale des entreprises (RSE), mais je préfère prendre une approche plus personnelle : une sorte de réflexion des impacts de la RSE et des entreprises sociales sur le monde dans lequel on vit.

Le principe de l’entreprise social m’a beaucoup parlé et il, je pense, complète très bien ce que l’on appelle la RSE. L’entreprise sociale utilise le principe de la libre entreprise capitaliste pour aider une cause ou résoudre un problème de la société. Yunus, prix Nobel de la paix a écrit un grand nombre d’ouvrages à ce sujet que je vous recommande. Bien évidemment, une telle entreprise ne peut pas régler toute la misère de la planète, mais elle peut grandement changer des problèmes en opportunités d’affaire pas à pas. C’est une manière de régler les problèmes de la société d’une façon différente en impliquant les gens de la communauté. On n’a qu’à penser à l’Itinéraire à Montréal qui est une entreprise qui permet à des personnes dans la rue de vendre un magazine. La moitié des ventes va au camelot (la personne qui vit dans la rue et qui grâce aux ventes du magazine se sort de la pauvreté) et l’autre moitié va à l’Itinéraire qui peut ainsi le produire et réinvestir les profits dans l’insertion des personnes sans domicile. Ce qui est vraiment intéressant avec ce concept est qu’un entrepreneur social n’a pas besoin de partir vivre 3 ans en Afrique sans être payé pour faire quelque chose qui peut changer une communauté (ce qui est un peu l’exemple, dans l’imaginaire collectif, de la personne qui se sacrifie pour le bien des autres). Il peut vivre de son travail tout en supportant une cause. Bien évidemment, toutes les causes ne se prêtent pas à l’entreprise sociale et certaines d’entre elles ne permettent pas d’être “rentable” (ce qui permet à une entreprise de rester viable et donc de se développer et de réinvestir) et c’est la que la charité vient en jeu. Mais si un grand nombre de problèmes “profitables” (sans aucune connotation péjorative) pouvaient être pris en charge par des entreprises sociales, les ONG auraient plus de ressources pour agir sur le reste. C’est une solution gagnant-gagnant qui permet au final d’avoir plus de ressources.

En ce qui concerne la RSE, une chose que je trouve vraiment importante et qui m’a vraiment touché au Brésil, ainsi que dans un de mes cours de stratégie, est la RSE stratégique tel que décrite par Porter et Kramer en 2006 dans l’article Strategy and Society. Ces deux auteurs expliquent que les entreprises ne peuvent pas régler tous les problèmes du monde, mais que si chacune d’elle utilisait au mieux leurs compétences principales pour améliorer les problèmes sociaux qui sont les plus reliées à leurs affaires, alors cela permettrait d’utiliser au mieux les ressources de la compagnie et d’aider la société. En résumé pour eux, une RSE est stratégique lorsqu’elle vise changer le contexte compétitif et qu’elle transforme des éléments de la chaîne de valeur (en résumé tous les éléments qui permettent à la compagnie de produire ses produits/ou services) pour améliorer la stratégie globale de l’organisation.
Chaque entreprise a un impact dans la société, elle produit de la richesse, donne des emplois, permet d’améliorer nos standards de vie, etc. Elle vit d’une certaine façon par et pour la société (sans personne pour acheter les produits, il n’y aurait juste pas d’entreprise) et il est de plus en plus important pour une compagnie de redonner à la communauté. Cet article montre que cela peut-être fait d’une façon gagnant-gagnant qui profite à la compagnie en même temps qu’à la société. Ce qui est intéressant avec la RSE stratégique est qu’une façon intelligente de redonner à la société est pour l’entreprise d’utiliser les compétences qu’elle maîtrise le mieux pour résoudre les problèmes qui la touchent le plus. Si toutes les compagnies faisaient de la RSE stratégique, on pourrait voir les meilleures compétences de chaque compagnie utilisées pour régler des problèmes de la société. Quoi de mieux que d’utiliser le meilleur? C’est bien ce que font de grosses compagnies qui réussissent comme Google et Facebook. 

Il est intéressant de voir que pour un grand nombre de causes, we can have it both ways comme on dit en anglais. On peut faire des profits tout en aidant la société. Cela bénéficie à tout le monde et on peut dire évidemment que le principe est égoïste d’une certaine façon, mais pourrait-on faire la même chose sans? Il y a en chacun d’entre nous une part d’altruisme que l’on peut également utiliser pour régler des problèmes où l’égoïsme ne suffit pas. Bien sur, tous ces beaux principes ne réglerons pas tous les problèmes du monde, mais s’ils permettent déjà d’en régler quelques-uns, nous vivrons tous dans un monde meilleur.

Qui embarque? Qui veut créer de nouvelles entreprises ou investir dans une RSE plus stratégique? Entrepreneurs de ce monde. À vos marques, prêts, partez!

Catégorie(s) : Brésil, Participants 2011 Mots-clé(s) : , , , , ,

Social Business?? C’est possible!


Publié par Caroline Benoit Pas de commentaires »

Avant de m’inscrire à ce Campus International, je n’étais pas vraiment au courant qu’il existait des entreprises qui misaient sur l’aspect social avant l’aspect économique sans faire pour autant de la charité. Et oui c’est possible! En effet, ces entreprises sont considérées comme étant des « social businesses » et elles réinvestissent leur profit afin de venir en aide à plusieurs personnes. Le fil directeur de ces entreprises est donc un principe de bénéfice social. Tant que l’entreprise ne fait pas de pertes financières et que les investisseurs sont remboursés, le but premier de l’entreprise est de venir en aide à la planète.

Ainsi, le but ultime de notre équipe lors de ce Campus Abroad était d’aider la communauté de Jericoacoara à mieux gérer ses déchets en créant un Social Business. Après plusieurs discussions et recherches, la meilleure solution fût celle d’encourager les gens à faire du compostage et d’utiliser ce compost pour faire un jardin communautaire. Le Social Business englobe donc  la collecte des matières organiques,  la préparation du compost, le jardinage et la vente des légumes.

Une des craintes que j’avais à notre départ était le fait que les gens ne seraient peut-être pas motivés par un projet proposé par des étudiants de Montréal concernant leurs déchets. Heureusement, ce fût tout le contraire. En effet, en parlant aux habitants du village, nous nous sommes aperçus qu’ils étaient très enclins à participer à notre projet; ils voyaient une motivation à travailler puisqu’en bout de ligne, les efforts fournis seront bénéfiques pour la société. Une seule condition était de mise : notre projet devait être très détaillé et réalisable, sans quoi, les gens ne mettraient pas d’efforts dans la réalisation du projet et ce dernier ne pourrait donc pas fonctionner sans la volonté des gens.

Cette expérience m’a donc permis de constater l’importance que nous devrions accorder aux entreprises de ce genre. Notre société est maintenant constituée de tellement d’entreprises motivées par rien d’autre que le profit. Pourtant, je crois que le meilleur bénéfice qu’une société pourrait avoir est le bénéfice social. En fait, la redistribution des profits sous forme d’un projet social ne pourrait qu’aider une société à grandir et à s’unir. Des projets sociaux de toutes sortes pourraient émerger et venir en aide à un grand nombre de personne.

Catégorie(s) : Brésil, Participants 2011 Mots-clé(s) :

Au coeur du Brésil


Publié par Marie-Eve Lacombe Pas de commentaires »

Quelles que soient nos origines, un cœur en santé est synonyme de longévité. Oeuvrant pour la Fondation des maladies du cœur et étant passionnée par les sports, je me suis intéressée aux loisirs faisant battre le cœur des Brésiliens. Soccer, jogging et kitesurf constituent les principales activités physiques observées sur les terres du Ceará.

Coup de coeur

Lorsque l’on pense Brésil, on pense assurément « Oriverde », le célèbre vert et or des chandails portés par la populaire équipe de soccer, sport national des Brésiliens. L’équipe du Brésil est enviée par les amateurs du monde entier. Le fanatisme réputé de la population entourant l’équipe explique sans doute  la construction de l’un des plus grands stades de football sur Terre, le Maracanã, situé à Rio. L’équipe étant bien souvent favorite a récolté à plusieurs reprises les grands honneurs en remportant la Coupe du monde. D’ailleurs, ces derniers apprécient vanter leurs accomplissements. « Penta » est l’expression utilisée pour rappeler aux rivaux les cinq Coupes du monde gagnées, un record à ce jour. En 2014, le pays accueillera des athlètes du monde pour l’édition de la 20e coupe du monde. Nul doute que l’équipe étoile saura répondre aux attentes des partisans.

On dit qu’immédiatement après avoir fait leurs premiers pas, les brésiliens apprennent à botter le ballon. Après avoir observé plusieurs adaptes pratiquer le sport pieds nus, dans le sable ou à la noirceur, il s’agit sans doute d’une rumeur bien fondée.

Cœur au ventre

Dans un climat tropical où la moyenne annuelle est de 27°C, nombreux sont les joggeurs en bordure de plage. C’est dans un décor majestueux, mais exigeant des capacités physiques hors pair que les Brésiliens pratiquent leur entrainement quotidien. Difficile de s’imaginer l’intensité de l’effort requis dans cette humidité accablante… Pourtant, ces derniers courent avec détermination affichant, fidèles à leur habitude, un sourire resplendissant.

L’activité vous apparaît paisible ? Des circuits d’entrainement extérieurs vous permettront d’arrêter en cours de route pour intégrer la musculation à votre entrainement cardiovasculaire. Inutile de débourser pour un abonnement faramineux lorsque les ressources nécessaires au maintien d’un corps en santé sont à l’extérieur, une tendance qui semble vouloir s’étendre en sol québécois.

À cœur joie

Malgré que notre visite à Jericoacoara coïncidait à une période plutôt tranquille en matière de tourisme, les nombreux instructeurs de surf et de Kitesurf présents en bord de plage nous permettaient de comprendre l’importance du sport non seulement pour l’économie locale, mais dans le cœur des amateurs de sport extrême. Les plages du village ainsi que celles des alentours sont reconnues pour le Kitesurfing, un sport nautique qui exige un vent d’environ 25 nœuds.  Bien que nous n’ayons pas eu la chance d’en observer de façon détaillée, nous sommes en mesure d’affirmer que les sportifs brésiliens n’ont pas froid aux yeux.

Les maladies du cœur et AVC constituent la principale cause de décès au Canada à ce jour. Observant l’importance de l’activité physique dans le quotidien des Brésiliens, je m’interrogeais à cette même donnée pour nos voisins du sud. Malheureusement, deux tiers des décès dont les causes sont connues sont liés aux maladies cardiovasculaires constituant également la principale cause de décès au pays. Bien  que ces derniers soient actifs, il en demeure que plusieurs cœurs restent à sauver.

Catégorie(s) : Brésil Mots-clé(s) :