Le PeRM en Argentine pour le ICSB – Expérience d’une entrepreneure

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Le PeRM

Il y a déjà plus d’une semaine que nous revenions de Buenos Aires, la cohorte 2017 du Parcours entrepreneurial Rémi-Marcoux (PeRM). Au terme des derniers mois, on aura eu la chance de vivre des expériences vraiment exceptionnelles… Comme faire des fous de nous en improvisant à l’École Nationale de l’Humour (ou en pitchant pour les premières fois de nos vies devant nos boss Jean-François et François – au revoir, crédibilité et égo), penser mourir en descendant à la corde une tour haute de huit étages ou en étant en forêt au milieu de la nuit à -20 degrés Celsius avec une boussole comme seule amie… Des expériences vraiment enrichissantes  😉
Plus sérieusement, on aura vraiment eu la chance de grandir à travers les derniers mois. Par des ateliers plus ludiques, oui, mais aussi, et surtout par les échanges tant avec nos mentors qu’avec des ressources extérieures sur qui les portes nous ont été ouvertes. L’Argentine n’a pas fait exception…

L’expérience

Le parcours tire à sa fin et j’avoue ne pas l’avoir réalisé jusqu’au moment d’écrire ces lignes.

Quand on m’a demandé de rédiger un article sur l’expérience que je vivrais en Argentine, j’avais déjà des idées de sujets à partager. Je m’étais dit, entre autres, que je parlerais de la richesse de travailler en équipe avec des gens de cultures différentes, ou encore des avantages de découvrir ses coéquipiers dans un milieu autre que purement de travail. Force est d’admettre que ce qui m’a le plus marqué et fait grandir à travers ce voyage est loin d’être ce que j’avais imaginé.

Évidemment, travailler en équipe avec des gens d’ailleurs, de cultures différentes, permet une prise de conscience énorme, tant sur notre façon de travailler (en tant que Canadiens,  nord-américains) que sur nous-mêmes en tant qu’entrepreneur. Bien sûr, j’en ai retiré un enrichissement. Toutefois, en faisant le point sur ce qui m’avait le plus fait cheminer lors de ce séjour, c’est autre chose que la raison principale de ce voyage qui s’est retrouvée en tête de liste.

On l’entend souvent; l’entrepreneuriat, ce n’est pas l’atteinte au lancement du produit ou du service pour lequel on travaille comme un acharné – c’est plutôt toute la route parcourue pour y arriver. Drôlement, la même histoire s’est produite en participant aux conférences et activités de l’International Council for Small Business (ICSB) – la raison de notre visite au pays du choripan, des alfajores et de la Fernet.

 

Ce qui a été le plus enrichissant, ce ne sont pas les conférences elles-mêmes, ni les ateliers, ni l’académie du ICSB – bien que ces activités aient ouvert la porte sur des réflexions assurément captivantes.

C’est d’avoir rencontré, à une pause café entre deux conférenciers, une étudiante originaire de Californie qui travaille sur un projet d’agriculture durable pour offrir aux restaurateurs, notamment, des solutions d’approvisionnement plus écologiques.

C’est d’avoir échangé sur mon projet d’entreprise avec un professeur de New York qui m’a offert de soumettre mon concept unique de restaurant à ses étudiants pour qu’ils réalisent des études de marché approfondies sur mon sujet.

C’est d’avoir rencontré un étudiant de l’Allemagne qui m’a fait découvrir des concepts de restos européens ayant des images de marque semblables à ma vision et des façons d’exécuter que je gagne à observer – dont j’ignorais l’existence à ce jour.

L’apprentissage

Notre séjour en Argentine est assurément la preuve même qu’en entrepreneuriat, ce qui compte le plus, c’est loin d’être la raison même de nos déplacements. C’est plutôt et toujours les gens qu’on y rencontre à travers notre route et les opportunités qu’on se permet de saisir ou non.

 

Je retiens une autre chose bien importante de notre séjour à Buenos Aires. L’entrepreneuriat n’a pas de barrière. Pas de langage, pas de frontière, pas d’âge. C’est une langue universelle qui réunit, c’est un monde d’entraide, qu’on habite le même pays, qu’on soit de la même génération, qu’on travaille sur des projets similaires ou non.

Il y a une sorte de magie qui envahit une pièce remplie de gens qui ont des idées pour changer le monde à leur façon. Peu importe leur champ d’expertise, leur façon de travailler ou le stade où ils en sont, tous sont intéressés à découvrir des innovations, sont à la recherche de nouvelles idées et souhaitent transmettre leur savoir au plus grand nombre possible, par simple passion.

L’entrepreneuriat rassemble. Il n’existe pas meilleur contexte qu’en le pratiquant à l’extérieur de nos frontières pour le réaliser, tout comme pour comprendre que la réelle valeur d’un voyage, ce n’est jamais la raison précise de ce dernier…

Parcours entrepreneurial Rémi-Marcoux, merci pour tous ces enrichissements.

 

Texte rédigé par Céline-Audrée Hébert Desautels, fondatrice de Planté, fast good, un restaurant rapide santé, et graduée de la cohorte 2017 du PeRM.

2017-07-17T15:31:45+00:00